dimanche 21 juillet 2013

En ce moment à SAINT TROP DE FRIC !



L’été est chaud et radieux. La Fête bat son plein dans La Mecque de la frime : Saint-Tropez un nom mythique qui attire tous les flambeurs du monde. Ici c’est FRIC, FLAMBE et FRIME à tout va. Les plus beaux yachts du monde sont amarrés sur le quai du petit port de plaisance quand ils ne sont pas trop gros, sinon ils mouillent au large en face du village, un véritable salon nautique.
De l’autre côté du quai, c’est plutôt salon automobiles de luxe, bars, restaurants et boutiques hors de prix.
Ici on vient pour payer très cher des choses qui ne servent à rien mais qui ont pour seul mérite d’avoir été achetées à Saint Trop !
Dans ce super marché du luxe, les gold et autres cartes de crédit platinum n’ont pas le temps de refroidir, elles sont chauffées à blanc.

Saint Tropez est devenu au cours des années fric, le rendez-vous estival incontournable des stars et starlettes du cinéma et du show business, des riches héritiers et héritières, des hommes d’affaires et des familles princières du monde entier.

Dans les restaurants, il est absolument normal et de bon ton de commander des grands crus à douze mille euros accompagnés de sushis au caviar et de salades de langoustes. Il y a même des surenchères entre les tables. A celle qui commandera la bouteille la plus chère. 
Sur les plages, des équipes s’organisent et concourent à celle qui consommera le plus de bouteilles de champagne et quand on a trop bu, alors le champagne sert pour se doucher.

La nuit, la frime redouble d’intensité dans les nombreuses boîtes huppées de la ville. Mathusalem de champagne d’une contenance de huit litres à trente mille euros les bulles. Le minimum que l’on puisse commander sans passer pour un plouc est un magnum d’une contenance de deux litres. Certains fêtards dépensent jusqu’à cinq cent mille euros en une seule soirée !
Les traders londoniens n’hésitent pas à venir entre collègues en jet privé passer une seule nuit et louer chacun une suite à quatre mille euros juste pour quelques heures de décuite.

Pas de racisme, ni de discrimination à Saint Tropez, tout le monde est le bienvenu à condition d’avoir du fric, beaucoup de fric. On trouve bien sûr des américains, les habituels arabes milliardaires en pétrodollars, des japonais et nouveauté, des chinois tout nouveaux riches et des russes anciens apparatchiks communistes, membres de l’ancienne nomenklatura devenus milliardaires au moment de l’effondrement du système marxiste en se servant tout naturellement sur la bête en l’occurrence le pauvre pays exsangue. 

Que l’on se rassure, les mots abject, scandaleux, immoral, indécent, choquant, impudique, obscène, malséant, honteux etc, ne font pas partie du vocabulaire tropézien.

Certains qui ne manquent pas d’humour proposent de rebaptiser Saint Tropez pour SAINT TROP de FRIC.

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